Avant de repeindre votre façade, découvrez ces 9 grimpantes capables de tout transformer

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Un mur de façade nu, c’est souvent la première chose que l’on voit en rentrant chez soi.

Et avec le temps, ce gris béton ou ce crépi vieilli finit par peser.

Pas besoin de ravalement coûteux ni de gros travaux pour changer la donne : certaines plantes grimpantes ont cette capacité assez bluffante de transformer une surface froide et monotone en quelque chose de vivant, de coloré, parfois même de spectaculaire.

En quelques mois pour les plus rapides, en une à deux saisons pour les autres, le résultat est souvent méconnaissable.

Le tout sans toucher au crépi, sans échafaudage, et pour un budget qui reste très raisonnable.

Voici neuf grimpantes qui méritent vraiment qu’on s’y attarde.

Pourquoi les plantes grimpantes changent vraiment la façade

Avant de passer en revue les espèces, il vaut la peine de comprendre ce qui se passe réellement quand on plante une grimpante au pied d’un mur. Ce n’est pas qu’une question d’esthétique, même si c’est évidemment ce qui saute aux yeux en premier.

Une façade végétalisée crée une couche isolante naturelle. En été, elle protège le mur du rayonnement solaire direct, ce qui peut faire baisser la température intérieure de quelques degrés. En hiver, elle réduit les effets du vent. Plusieurs études menées par des laboratoires de recherche en bâtiment ont confirmé cet effet tampon, notamment sur les façades exposées ouest et sud.

Sur le plan visuel, une grimpante bien choisie apporte de la texture, de la profondeur, parfois de la couleur pendant plusieurs mois dans l’année. Elle casse la monotonie d’une surface plane et donne à une maison un caractère qu’aucune peinture ne peut vraiment reproduire.

Il faut quand même être honnête : certaines espèces peuvent poser des problèmes si le mur est en mauvais état. Les plantes adhérentes comme le lierre ou la vigne vierge s’accrochent directement à la surface et peuvent s’infiltrer dans des fissures existantes. Sur un mur sain, il n’y a pas de souci. Sur un crépi déjà fragilisé, mieux vaut choisir une grimpante qui s’appuie sur un support indépendant.

Les 9 grimpantes qui transforment une façade grise

1. La vigne vierge à cinq folioles (Parthenocissus quinquefolia)

C’est probablement la plus spectaculaire pour la vitesse et l’effet visuel. La vigne vierge s’accroche toute seule grâce à ses ventouses, sans avoir besoin de tuteur ni de fil. Elle couvre plusieurs mètres carrés par saison et offre en automne un feu de couleurs rouges et orangées qui dure plusieurs semaines.

Elle est rustique, résistante au gel, et pousse dans presque tous les types de sol. Son seul défaut : elle ne fait pas dans la dentelle. Il faut la tailler régulièrement pour éviter qu’elle ne déborde sur les fenêtres ou sous les tuiles. Mais pour habiller rapidement un grand mur nu, rien ne la bat vraiment.

2. Le lierre commun (Hedera helix)

Le lierre a mauvaise réputation, souvent injustifiée. Il est vrai qu’il pousse partout et qu’il faut le surveiller, mais sur une façade, il offre un feuillage persistant toute l’année, ce qui est un avantage considérable quand on veut masquer un mur en hiver aussi.

Il existe des variétés panachées, à petites feuilles, à feuilles dorées, qui donnent un résultat bien plus raffiné que le lierre classique des forêts. Il tolère l’ombre, ce qui en fait une des rares options valables pour les façades nord peu ensoleillées.

3. La glycine (Wisteria sinensis ou Wisteria floribunda)

La glycine est dans une catégorie à part pour la beauté de sa floraison. Ses grappes mauves ou blanches qui apparaissent au printemps, avant même les feuilles, créent un effet visuel que peu de plantes peuvent égaler. L’odeur est en plus particulièrement agréable.

Elle est vigoureuse, parfois trop, et nécessite deux tailles par an pour rester maîtrisée. Elle a besoin d’un support solide car les tiges deviennent ligneuses et lourdes avec les années. Mais une glycine bien établie sur une façade, c’est quelque chose qui marque les esprits pour des décennies.

4. Le rosier grimpant (Rosa spp.)

Les rosiers grimpants modernes sont bien différents des anciennes variétés capricieuses. Des variétés comme New Dawn, Climbing Iceberg ou Ghislaine de Féligonde sont résistantes aux maladies, remontantes pour certaines, et produisent une floraison généreuse sur plusieurs mois.

Ils ne s’accrochent pas seuls et ont besoin d’être attachés à des fils ou à un treillage. En échange, ils apportent une élégance que peu d’autres grimpantes peuvent offrir, avec des fleurs qui durent de mai jusqu’aux premières gelées pour les variétés remontantes.

5. La clématite (Clematis spp.)

Il existe des centaines de variétés de clématites, ce qui en fait une famille particulièrement polyvalente. Certaines fleurissent au printemps, d’autres en été, certaines ont des fleurs de 15 cm de diamètre, d’autres des petites fleurs en étoile très délicates.

La règle de base pour les clématites : la tête au soleil, les pieds à l’ombre. Elles aiment grimper vers la lumière mais leurs racines doivent rester fraîches. Un simple paillis ou une plante couvre-sol à leur pied suffit généralement. Associées à un rosier grimpant, elles créent un duo classique qui fonctionne très bien sur une façade.

6. Le houblon doré (Humulus lupulus ‘Aureus’)

Moins connu que les autres, le houblon doré mérite pourtant une vraie place dans cette liste. Ses feuilles jaune-vert lumineuses apportent une touche de couleur originale, différente du vert classique de la plupart des grimpantes.

Il est vivace, disparaît complètement en hiver et repart chaque printemps avec une vigueur impressionnante, pouvant atteindre 5 à 6 mètres en une saison. C’est une des grimpantes les plus rapides pour couvrir un mur pendant la belle saison. Il a besoin d’un support car il s’enroule autour des fils ou des treillages.

7. La passiflore (Passiflora caerulea)

La passiflore surprend toujours par l’originalité de ses fleurs, véritables œuvres d’art naturelles avec leurs filaments bleus et blancs. Elle est plus rustique qu’on ne le croit : Passiflora caerulea résiste jusqu’à -10°C à -15°C dans un sol bien drainé et à l’abri des vents froids.

Elle pousse rapidement, s’accroche par des vrilles à tout support disponible, et produit en plus de petits fruits orangés décoratifs en automne. Elle convient particulièrement bien aux façades exposées sud ou ouest dans les régions à hivers modérés.

8. Le jasmin officinal (Jasminum officinale)

Pour ceux qui veulent ajouter une dimension olfactive à leur façade, le jasmin officinal est difficilement remplaçable. Son parfum en soirée d’été est l’un des plus intenses du jardin. Il produit des petites fleurs blanches étoilées de juin à septembre.

Il est semi-persistant dans les régions douces, caduc dans les zones plus froides. Il a besoin d’un support et d’une exposition chaude et ensoleillée pour donner le meilleur de lui-même. Sa croissance est modérée, ce qui le rend plus facile à gérer que certaines autres espèces de cette liste.

9. La bignone (Campsis radicans)

La bignone est peut-être la grimpante la plus exotique d’aspect de cette sélection. Ses grandes fleurs tubulaires orange ou rouge vif, qui apparaissent en plein été de juillet à septembre, donnent à une façade un caractère méditerranéen très affirmé.

Elle s’accroche toute seule par des racines adhérentes, comme le lierre, et supporte très bien la chaleur et la sécheresse une fois bien établie. Elle est rustique jusqu’à -15°C environ. Sa croissance est lente les deux premières années, puis elle prend de la vitesse. Une fois installée, elle est pratiquement indestructible.

Comment bien choisir sa grimpante selon son mur

Toutes ces plantes ne conviennent pas à toutes les situations. Voici un tableau récapitulatif pour aider à faire le bon choix selon les conditions de la façade :

PlanteExposition idéaleVitesse de croissanceSupport nécessairePersistance
Vigne viergeToutesTrès rapideNon (adhérente)Caduque
LierreToutes, ombre acceptéeModéréeNon (adhérent)Persistant
GlycineSud, Est, OuestRapideOui (solide)Caduque
Rosier grimpantSud, Est, OuestModéréeOuiCaduque
ClématiteVariable selon variétéModérée à rapideOuiVariable
Houblon doréSud, OuestTrès rapideOuiCaduque
PassifloreSud, OuestRapideOui (vrilles)Semi-persistante
Jasmin officinalSud, OuestModéréeOuiSemi-persistant
BignoneSud, OuestLente puis rapideNon (adhérente)Caduque

Les erreurs à éviter quand on plante au pied d’un mur

La première erreur, et de loin la plus fréquente, c’est de planter trop près du mur. Le pied d’une façade est souvent une zone très sèche, abritée de la pluie par le débord de toit. Il vaut mieux planter à 40 à 50 cm du mur et guider la plante vers son support avec un tuteur provisoire.

La deuxième erreur concerne la préparation du sol. Le sol en pied de mur est souvent compacté, pauvre, parfois contaminé par des résidus de construction. Un bon apport de compost et une décompaction sur 40 à 50 cm de profondeur font une différence énorme sur la reprise et la vigueur des premières années.

La troisième erreur est de négliger l’arrosage la première saison. Même les espèces réputées résistantes à la sécheresse ont besoin d’eau régulière pendant leur première année pour bien développer leur système racinaire. Un arrosage abondant deux à trois fois par semaine en l’absence de pluie suffit généralement.

Enfin, il ne faut pas sous-estimer la solidité du support pour les grimpantes qui en ont besoin. Une glycine adulte ou un rosier grimpant bien développé exercent une pression considérable sur un treillage. Des fixations solides dans des chevilles adaptées au type de mur sont indispensables pour éviter que tout ne s’effondre après quelques années.

Associer plusieurs grimpantes pour un effet encore plus réussi

Une façade habillée d’une seule espèce, c’est bien. Deux espèces bien associées, c’est souvent mieux. L’association classique rosier grimpant et clématite fonctionne parfaitement : la clématite grimpe dans le rosier, les deux fleurissent à des périodes qui se complètent, et le résultat est d’une richesse visuelle difficile à obtenir autrement.

On peut aussi associer une grimpante à floraison printanière comme la glycine avec une autre à floraison estivale comme la bignone ou la passiflore, pour avoir de la couleur sur une plus longue période. L’important est de choisir des espèces qui ont des exigences similaires en termes d’exposition et d’arrosage pour simplifier l’entretien.

Pour les grandes façades, un mélange de lierre persistant comme base et d’une grimpante fleurie caduque par-dessus permet d’avoir un mur toujours habillé, même en hiver quand la grimpante fleurie a perdu ses feuilles.

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Rédacteur du site Economie News spécialiste de l'économie, il est passionné par l'économie et les nouvelles technologies. Il publie des actualités liées à l'économie, la finance et les technologies. Il est actuellement Gérant de la société Impact Seo, une agence web basée Aix-En-Provence.

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