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- Qu’est-ce que le Dichondra Repens exactement ?
- Les avantages qui font du Dichondra une alternative révolutionnaire
- Une résistance exceptionnelle à la sécheresse
- Fini la corvée de tonte
- Une texture agréable sous les pieds
- Un entretien minimal
- Un allié pour la biodiversité
- Comment installer le Dichondra Repens dans votre jardin
- Choisir le bon emplacement
- Préparation du sol
- Méthodes de plantation
- Soins post-plantation essentiels
- Défis potentiels et solutions pratiques
- Résistance au froid limitée
- Croissance initiale lente
- Tolérance limitée au piétinement intensif
- Témoignages et retours d’expérience
- Où se procurer du Dichondra Repens de qualité ?
- Bilan économique et écologique sur 3 ans
L’été dernier, mon jardin ressemblait à un champ de bataille.
La pelouse, autrefois verte et luxuriante, n’était plus qu’un tapis jaunâtre craquant sous les pieds.
Trois semaines de canicule avaient suffi pour anéantir mes efforts d’entretien.
C’est lors d’une visite chez un ami paysagiste que j’ai découvert son secret : une étendue verdoyante qui semblait narguer la chaleur. Son nom ?
Le Dichondra Repens, un couvre-sol qui change la donne pour les jardins méditerranéens et les régions touchées par les sécheresses estivales.
Qu’est-ce que le Dichondra Repens exactement ?
Le Dichondra Repens, surnommé « gazon d’argent » ou « herbe-monnaie », est une plante vivace rampante originaire d’Australie et de Nouvelle-Zélande. Appartenant à la famille des Convolvulaceae, ce n’est pas une graminée comme le gazon traditionnel, mais un véritable couvre-sol aux petites feuilles rondes en forme de rein.
Sa particularité ? Une résistance exceptionnelle à la sécheresse une fois établi, tout en conservant une couleur verte intense même lors des périodes de forte chaleur. Ses feuilles, d’un diamètre de 1 à 2 cm, forment un tapis dense qui peut atteindre 5 à 10 cm de hauteur.

Les avantages qui font du Dichondra une alternative révolutionnaire
Après avoir testé cette plante sur une partie de mon jardin depuis deux ans, je peux témoigner de ses nombreux atouts :
Une résistance exceptionnelle à la sécheresse
Le système racinaire du Dichondra s’enfonce profondément dans le sol, lui permettant d’aller chercher l’eau en profondeur. Une fois bien installé (comptez 3 à 4 mois), il peut survivre à des périodes de sécheresse prolongées sans irrigation. Lors de la canicule de l’été dernier, alors que mon gazon traditionnel souffrait terriblement, la zone plantée en Dichondra est restée verte avec seulement deux arrosages par mois.
Fini la corvée de tonte
Le Dichondra ne dépasse guère 10 cm de hauteur. Exit donc la tondeuse et son bruit assourdissant ! Cette caractéristique représente un gain de temps considérable et une réduction de l’empreinte carbone de votre jardin. Pour ma part, j’ai calculé une économie d’environ 30 heures de tonte par an sur la zone concernée.
Une texture agréable sous les pieds
Contrairement aux idées reçues sur les alternatives au gazon, le Dichondra offre une sensation très agréable sous les pieds nus. Son tapis dense et souple invite à la détente et supporte parfaitement le piétinement occasionnel. Mes enfants l’ont d’ailleurs surnommé « le tapis magique » et préfèrent désormais y jouer plutôt que sur la pelouse traditionnelle.
Un entretien minimal
Une fois établi, le Dichondra demande très peu d’entretien :
- Pas de tonte régulière nécessaire
- Arrosage limité, même en été
- Fertilisation légère une fois par an
- Résistance naturelle à de nombreuses maladies
Un allié pour la biodiversité
Contrairement aux pelouses traditionnelles souvent qualifiées de « déserts verts », le Dichondra attire les pollinisateurs grâce à ses minuscules fleurs blanches qui apparaissent au printemps. J’ai constaté une augmentation notable du nombre d’abeilles et de papillons depuis son installation.
Comment installer le Dichondra Repens dans votre jardin
La mise en place du Dichondra demande un peu de patience, mais les résultats valent largement l’investissement initial.
Choisir le bon emplacement
Le Dichondra s’épanouit dans des conditions spécifiques :
- Exposition : mi-ombre à plein soleil (tolère mieux la chaleur à mi-ombre)
- Sol : bien drainé, légèrement acide à neutre
- Zone climatique : résiste jusqu’à -5°C (zones USDA 8 à 11)
Dans mon jardin en région méditerranéenne, il prospère particulièrement bien dans les zones recevant du soleil le matin et de l’ombre l’après-midi.
Préparation du sol
La préparation du terrain est cruciale pour la réussite de votre projet :
- Éliminez complètement le gazon existant et les mauvaises herbes
- Travaillez le sol sur 15-20 cm de profondeur
- Incorporez du compost bien décomposé (environ 3-5 kg/m²)
- Nivelez soigneusement la surface
J’ai personnellement opté pour la pose d’une bâche de paillage biodégradable avant plantation pour limiter la concurrence des adventices pendant la phase d’installation.
Méthodes de plantation
Trois options s’offrent à vous pour installer votre tapis de Dichondra :
| Méthode | Avantages | Inconvénients | Coût estimé |
|---|---|---|---|
| Semis direct | Économique, couverture uniforme | Germination lente (14-21 jours), sensible au lessivage | 15-20€/100m² |
| Plants en godets | Établissement plus rapide, meilleur taux de réussite | Plus coûteux, plantation laborieuse | 80-120€/100m² |
| Plaques précultivées | Résultat immédiat, installation rapide | Coût élevé, disponibilité limitée | 200-300€/100m² |
Pour mon jardin, j’ai opté pour un compromis : plants en godets espacés de 30 cm dans les zones principales, complétés par du semis entre les plants pour accélérer la couverture.
Soins post-plantation essentiels
Les premiers mois sont déterminants pour l’établissement du Dichondra :
- Arrosage : maintenir le sol légèrement humide pendant 4-6 semaines
- Désherbage : éliminer régulièrement les adventices concurrentes
- Protection : limiter le piétinement jusqu’à couverture complète
J’ai remarqué qu’un paillage léger entre les plants accélère considérablement la croissance en conservant l’humidité du sol.
Défis potentiels et solutions pratiques
Comme toute plante, le Dichondra présente quelques défis qu’il convient d’anticiper.
Résistance au froid limitée
Dans les régions où les températures descendent régulièrement sous -5°C, le Dichondra peut souffrir en hiver. Dans mon jardin, après un épisode de gel à -7°C l’hiver dernier, certaines zones ont été endommagées mais ont rapidement reverdi au printemps.
Solution : Dans les zones limites, privilégiez les expositions abritées et prévoyez un paillage hivernal léger pour protéger les racines.
Croissance initiale lente
La patience est de mise avec le Dichondra. Sa croissance initiale peut sembler décourageante comparée à celle d’un gazon traditionnel.
Solution : Planter plus densément au départ (godets espacés de 20 cm plutôt que 30) et appliquer un engrais organique spécial « enracinement » au moment de la plantation.
Tolérance limitée au piétinement intensif
Bien que résistant au piétinement occasionnel, le Dichondra ne supportera pas un passage très fréquent ou des jeux intensifs.
Solution : Réserver les zones de fort passage aux dalles ou aux graviers, et installer le Dichondra dans les espaces de détente ou décoratifs.
Témoignages et retours d’expérience
Marie, paysagiste dans le Var, utilise le Dichondra depuis plus de 5 ans : « C’est devenu ma solution privilégiée pour les jardins méditerranéens. Mes clients apprécient particulièrement l’économie d’eau réalisée et l’aspect esthétique qui reste impeccable même au cœur de l’été. »
Paul, jardinier amateur en région parisienne : « J’ai remplacé ma pelouse traditionnelle par du Dichondra il y a trois ans. Le premier hiver a été difficile avec quelques pertes, mais depuis, c’est un vrai plaisir. Plus besoin de sortir la tondeuse chaque semaine, et mon jardin reste vert même pendant les canicules. »
Où se procurer du Dichondra Repens de qualité ?
Le succès de votre projet dépend en grande partie de la qualité des semences ou des plants. Voici quelques sources fiables :
- Pépinières spécialisées en plantes méditerranéennes
- Jardineries proposant un rayon « alternatives au gazon »
- Fournisseurs en ligne spécialisés en couvre-sols
Comptez entre 8 et 12€ pour un sachet de 100g de graines (couvrant environ 10m²) ou 2 à 3€ par godet. L’investissement initial peut sembler conséquent, mais il est rapidement amorti par les économies d’eau et d’entretien.
Bilan économique et écologique sur 3 ans
Après trois saisons complètes d’observation sur ma parcelle de 80m², voici un comparatif chiffré entre ma zone de Dichondra et une surface équivalente en gazon traditionnel :
| Critère | Gazon traditionnel (80m²) | Dichondra Repens (80m²) |
|---|---|---|
| Consommation d’eau annuelle | ~32 000 litres | ~8 000 litres |
| Temps d’entretien annuel | ~40 heures | ~8 heures |
| Coût d’installation | ~120€ | ~240€ |
| Coût d’entretien sur 3 ans | ~350€ (carburant, engrais, eau) | ~120€ (principalement eau) |
Le surcoût initial est donc amorti dès la deuxième année, sans compter le gain en qualité de vie et en impact environnemental positif.
Face aux étés de plus en plus chauds et aux restrictions d’eau qui se multiplient, le Dichondra Repens représente une alternative crédible et durable au gazon traditionnel. Son esthétique particulière, son entretien minimal et sa résistance exceptionnelle à la sécheresse en font un allié précieux pour les jardins de demain. Trois ans après mon premier essai, je prévois d’étendre progressivement cette solution à l’ensemble de mon jardin, convaincu par ses performances et son adaptation parfaite à notre climat méditerranéen en évolution.