Chauffage : 7 choses à vérifier absolument en septembre avant de rallumer le radiateur

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Septembre arrive, les nuits fraîchissent, et la tentation de remettre le chauffage en marche se fait sentir.

Avant de tourner le bouton du thermostat, il y a pourtant quelques vérifications qui méritent qu’on s’y attarde.

Pas besoin d’être bricoleur chevronné pour la plupart d’entre elles.

Certaines prennent à peine dix minutes, d’autres nécessitent de faire appel à un professionnel, mais toutes peuvent vous éviter de mauvaises surprises : une facture de gaz qui s’envole, une panne en plein mois de janvier, ou pire, un danger pour votre sécurité.

Voici sept points concrets à passer en revue avant de rallumer votre installation de chauffage.

1. Vérifier l’état de votre chaudière avant la reprise

La chaudière est le cœur de votre système de chauffage. Après plusieurs mois sans fonctionner, elle peut présenter des signes d’usure ou des anomalies qui n’existaient pas au printemps. Avant de la remettre en route, commencez par une inspection visuelle simple.

Regardez s’il y a des traces de corrosion, de rouille ou d’humidité autour de l’appareil. Vérifiez que le voyant de pression est dans la zone normale, généralement entre 1 et 1,5 bar pour une chaudière à gaz. Si la pression est trop basse, il faudra faire l’appoint en eau avant de redémarrer.

Pensez aussi à consulter le livret d’entretien de votre chaudière. La loi française impose un entretien annuel obligatoire pour toute chaudière à gaz ou fioul dont la puissance est comprise entre 4 et 400 kW. Si ce contrôle n’a pas été effectué depuis plus d’un an, il est temps de contacter un professionnel agréé. Cet entretien permet non seulement de garantir la sécurité de votre installation, mais aussi d’optimiser sa consommation.

2. Purger les radiateurs pour un chauffage efficace

C’est l’une des opérations les plus simples à réaliser soi-même, et pourtant elle est souvent négligée. Quand de l’air s’accumule dans les radiateurs, la chaleur se distribue mal. Vous avez peut-être remarqué l’hiver dernier que certains radiateurs chauffaient moins bien en haut qu’en bas, ou qu’ils faisaient du bruit en fonctionnant. C’est le signe que de l’air est piégé dans le circuit.

Pour purger un radiateur, il vous faut une clé de purge, un chiffon et un récipient. Ouvrez légèrement la vis de purge située en haut du radiateur, côté opposé au robinet thermostatique. Laissez l’air s’échapper jusqu’à ce qu’un filet d’eau apparaisse, puis refermez. Répétez l’opération sur tous les radiateurs de la maison, en commençant par le plus bas et en remontant vers les étages.

Après avoir purgé l’ensemble des radiateurs, pensez à vérifier à nouveau la pression de la chaudière, car la purge fait légèrement baisser le niveau d’eau dans le circuit.

3. Contrôler les robinets thermostatiques et le thermostat

Les robinets thermostatiques passent l’été sans bouger, et il arrive qu’ils se grippent. Si vous ne pouvez plus les tourner, la tête thermostatique est peut-être bloquée. Dans ce cas, retirez-la et essayez de faire bouger la tige métallique en dessous à l’aide d’une pince. Si elle ne répond plus, il faudra remplacer la tête thermostatique, une pièce peu coûteuse que l’on trouve facilement en magasin de bricolage.

Du côté du thermostat d’ambiance, vérifiez qu’il fonctionne correctement. Si vous avez un thermostat programmable, c’est le bon moment pour mettre à jour la programmation en fonction des horaires de la rentrée. Les familles dont les habitudes changent en septembre ont souvent intérêt à repenser les plages horaires de chauffage pour éviter de chauffer une maison vide.

Si vous avez encore un vieux thermostat mécanique, septembre est peut-être l’occasion d’envisager le passage à un thermostat connecté. Selon l’Agence de la transition écologique (ADEME), une bonne régulation du chauffage peut permettre d’économiser jusqu’à 15 % sur la facture de chauffage.

4. Inspecter les conduits de fumée et la ventilation

Si vous avez une chaudière à gaz, une cheminée, un poêle à bois ou un insert, le ramonage des conduits est indispensable avant la reprise du chauffage. En France, le ramonage est obligatoire une à deux fois par an selon les réglementations locales, dont au moins une fois pendant la période de chauffe.

Un conduit encrassé ou obstrué, par exemple par un nid d’oiseau formé pendant l’été, peut provoquer un refoulement de monoxyde de carbone dans la maison. Ce gaz est inodore, incolore et potentiellement mortel. Ne prenez aucun risque sur ce point.

Vérifiez que les grilles de ventilation de votre logement ne sont pas obstruées. La ventilation est essentielle au bon fonctionnement des appareils à combustion et à la qualité de l’air intérieur. Ne les bouchez jamais, même par souci d’économie d’énergie.

5. Tester le détecteur de monoxyde de carbone

Le monoxyde de carbone est responsable d’environ 3 000 intoxications et plus de 200 décès chaque année en France, selon Santé publique France. La grande majorité de ces accidents survient pendant la période de chauffe, entre octobre et mars.

Si vous possédez un détecteur de monoxyde de carbone, testez-le en appuyant sur le bouton de test. Vérifiez la date de péremption indiquée sur l’appareil : la plupart ont une durée de vie de cinq à sept ans. Si votre détecteur est trop ancien, remplacez-le sans attendre.

Si vous n’en avez pas encore, c’est le moment d’en acheter un. Ils sont disponibles à partir d’une vingtaine d’euros dans les grandes surfaces de bricolage. Placez-le à proximité de votre chaudière ou de votre poêle, mais pas directement dessus, et à hauteur de respiration.

6. Vérifier l’isolation thermique pour ne pas gaspiller l’énergie produite

Rallumer le chauffage dans une maison mal isolée, c’est un peu comme remplir un seau percé. Avant de remettre votre installation en route, profitez du mois de septembre pour identifier les points faibles de votre isolation.

Commencez par les endroits les plus courants :

  • Les fenêtres et portes : passez la main autour des encadrements pour détecter des courants d’air. Des joints d’étanchéité usés peuvent être remplacés facilement et pour quelques euros.
  • Les volets et stores : vérifiez qu’ils fonctionnent correctement. Fermés la nuit, ils réduisent significativement les déperditions de chaleur.
  • Les combles et le plancher bas : selon l’ADEME, les combles représentent entre 25 et 30 % des pertes de chaleur d’un logement. Si votre isolation date de plus de vingt ans, elle mérite peut-être d’être renforcée.
  • Les prises électriques et interrupteurs sur les murs extérieurs : ce sont souvent des ponts thermiques insoupçonnés.

Ces vérifications ne nécessitent aucun outil particulier. Elles permettent souvent d’identifier des améliorations simples et peu coûteuses qui auront un impact direct sur votre confort et votre facture d’énergie.

7. Anticiper les éventuelles pannes en faisant réviser le système maintenant

Chaque année, c’est la même histoire. Les chauffagistes sont débordés dès la mi-octobre, et les délais d’intervention s’allongent parfois jusqu’à plusieurs semaines. Si votre chaudière tombe en panne en plein mois de novembre, vous risquez d’attendre dans le froid.

Septembre est le meilleur mois pour faire intervenir un technicien. Les plannings sont encore disponibles, les délais sont courts, et vous avez le temps de commander des pièces si nécessaire. Si votre chaudière a plus de quinze ans, il peut être judicieux de profiter de cette période pour évaluer avec un professionnel si elle mérite encore d’être entretenue ou si un remplacement serait plus rentable sur le long terme.

Les nouvelles chaudières à condensation, par exemple, affichent des rendements bien supérieurs aux anciens modèles. Et plusieurs aides financières existent pour accompagner ce type de travaux : MaPrimeRénov’, la prime énergie CEE, ou encore l’éco-prêt à taux zéro. Renseignez-vous auprès de votre espace France Rénov’ le plus proche pour savoir à quoi vous pouvez prétendre.

Faire ces vérifications en septembre plutôt qu’en novembre, c’est simplement choisir de ne pas subir l’hiver mais de l’aborder sereinement. Quelques heures de contrôle maintenant peuvent vous épargner des nuits à grelotter, des frais de dépannage en urgence et une facture énergétique qui grimpe sans raison. Le chauffage représente en moyenne 67 % de la consommation d’énergie d’un foyer français selon l’ADEME. Autant s’assurer que chaque euro dépensé serve vraiment à vous chauffer.

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