6 traits de personnalité chez les accros du « Du coup » : décryptage d’un tic de langage envahissant

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On l’entend partout. Dans les cafés, au bureau, à la télé.

Cette petite expression qui s’est glissée dans toutes les conversations : « du coup ». Certains en abusent tellement qu’on se demande s’ils peuvent encore aligner trois phrases sans la placer.

Mais au fait, qu’est-ce que ça dit de ceux qui l’utilisent à tout-va ?

Plongée dans la psyché des adeptes du « du coup » compulsif, entre tics verbaux et traits de caractère.

1. L’anxieux qui cherche ses mots

Commençons par le plus évident : le « du coup »-maniaque est souvent quelqu’un qui a du mal à rassembler ses idées. Ce tic de langage lui sert de bouée de sauvetage quand il peine à formuler sa pensée.

L’anxiété sociale peut se manifester par un débit de parole rapide et décousu. Le « du coup » devient alors une béquille verbale, un moyen de gagner quelques précieuses secondes pour organiser son propos. C’est comme si le cerveau disait « Attends, je réfléchis ! » à chaque « du coup » prononcé.

Ce trait anxieux se retrouve souvent chez :

  • Les personnes timides ou introvertis
  • Ceux qui ont peur du jugement des autres
  • Les perfectionnistes qui veulent bien choisir leurs mots

Bref, le « du coup » compulsif peut trahir un manque d’assurance à l’oral. C’est une façon de meubler le silence pendant qu’on cherche la bonne formulation.

2. Le bavard qui ne sait pas s’arrêter

À l’opposé de l’anxieux, on trouve le grand bavard qui utilise « du coup » comme une virgule orale. Ce trait de personnalité se caractérise par :

  • Un besoin constant de parler
  • Une difficulté à synthétiser sa pensée
  • Une tendance à digresser et perdre le fil

Pour ces personnes, « du coup » devient un moyen de rebondir sans cesse sur de nouvelles idées. C’est l’équivalent verbal du « et puis… et puis… et puis… » des enfants qui racontent une histoire.

Le bavard invétéré utilise « du coup » pour créer artificiellement des liens logiques entre des propos parfois décousus. Ça lui permet de garder la parole plus longtemps, quitte à noyer son interlocuteur sous un flot de mots.

On retrouve souvent ce trait chez les personnes extraverties ou celles qui ont un fort besoin d’attention. Le « du coup » leur permet de ne jamais lâcher le crachoir, même quand ils n’ont plus grand-chose à dire.

3. Le paresseux linguistique

Passons maintenant à un trait de caractère moins flatteur : la paresse intellectuelle. Certains abusent du « du coup » par simple flemme de chercher le mot juste.

Cette expression passe-partout remplace avantageusement :

  • Des connecteurs logiques plus précis (donc, par conséquent, ainsi…)
  • Des transitions élaborées entre deux idées
  • Un effort de reformulation pour être plus clair

C’est un peu comme si on utilisait toujours le même couteau pour manger, que ce soit de la viande ou de la salade. Ça marche, mais ce n’est pas l’idéal.

Cette paresse linguistique peut révéler :

  • Un manque de rigueur intellectuelle
  • Une tendance à la facilité
  • Un vocabulaire limité

Attention toutefois à ne pas tirer de conclusions hâtives : ce n’est pas parce qu’on dit souvent « du coup » qu’on est forcément paresseux. Mais l’abus de cette expression peut être le signe d’un certain laisser-aller dans l’expression orale.

4. Le suiveur de tendances

L’omniprésence du « du coup » dans le langage courant attire aussi les caméléons sociaux. Ces personnes ont tendance à adopter rapidement les expressions à la mode pour « faire comme tout le monde ».

Ce trait de personnalité se caractérise par :

  • Un besoin d’appartenance au groupe
  • Une sensibilité aux phénomènes de mode
  • Une certaine insécurité sur sa propre identité

Pour ces individus, utiliser « du coup » à tout-va est une façon de montrer qu’ils sont dans le coup (sans jeu de mots). C’est comme porter la même paire de baskets que tout le monde : ça rassure et ça donne l’impression d’être intégré.

On retrouve souvent ce trait chez :

  • Les adolescents en quête d’identité
  • Les personnes qui changent souvent de milieu social ou professionnel
  • Ceux qui ont un fort besoin d’approbation des autres

L’utilisation excessive de « du coup » devient alors un marqueur d’appartenance, une façon de dire « je parle comme vous, donc je suis des vôtres ».

5. Le faux intellectuel

Paradoxalement, l’abus de « du coup » peut aussi révéler une volonté de paraître plus intelligent qu’on ne l’est. Certaines personnes utilisent cette expression pour donner un vernis de logique à leur discours.

Ce trait de personnalité se manifeste par :

  • Un besoin de reconnaissance intellectuelle
  • Une tendance à l’imposture ou au bluff
  • Un complexe d’infériorité masqué

Le « du coup » devient alors un outil pour créer l’illusion d’un raisonnement structuré. C’est comme si on disait « Suivez bien mon raisonnement brillant ! » à chaque utilisation.

On retrouve ce comportement chez :

  • Les personnes qui se sentent intellectuellement menacées
  • Ceux qui veulent impressionner leur entourage
  • Les adeptes de la « poudre aux yeux » verbale

Bien sûr, ce n’est pas parce qu’on utilise « du coup » qu’on est forcément dans le bluff intellectuel. Mais l’abus peut trahir un besoin de se donner une contenance.

6. L’impatient qui veut aller droit au but

Enfin, l’utilisation compulsive de « du coup » peut révéler un trait de personnalité plus positif : le pragmatisme. Certaines personnes l’utilisent pour accélérer le rythme de la conversation et aller à l’essentiel.

Ce trait se caractérise par :

  • Un goût pour l’efficacité
  • Une impatience face aux détours inutiles
  • Une préférence pour l’action plutôt que la réflexion

Pour ces personnes, « du coup » est un raccourci pratique. C’est comme si elles disaient « Bon, on ne va pas y passer la journée, voilà ce qu’il faut retenir ».

On retrouve souvent ce trait chez :

  • Les managers pressés
  • Les personnes très orientées « résultats »
  • Ceux qui ont du mal avec les longs discours

Dans ce cas, l’abus de « du coup » n’est pas forcément négatif. Il peut simplement traduire une volonté d’aller à l’essentiel, même si ça se fait parfois au détriment de la richesse du langage.

Faut-il bannir le « du coup » de notre vocabulaire ?

Après ce tour d’horizon des traits de personnalité liés à l’abus de « du coup », on pourrait être tenté de vouloir l’éradiquer complètement de notre langage. Ce serait probablement excessif.

Comme toute expression, « du coup » a sa place dans la langue française. C’est son utilisation abusive qui pose problème. Un usage modéré et approprié peut tout à fait se justifier dans certains contextes.

Le vrai enjeu est plutôt de :

  • Prendre conscience de nos tics de langage
  • Enrichir notre vocabulaire pour varier les expressions
  • Adapter notre façon de parler au contexte (on ne s’exprime pas de la même façon en famille et au travail)

En fin de compte, nos tics verbaux en disent long sur nous. Mais ils ne nous définissent pas entièrement. Être conscient de notre façon de parler, c’est déjà faire un grand pas vers une communication plus claire et plus riche.

Alors la prochaine fois que vous serez tenté de placer un « du coup », demandez-vous : est-ce vraiment nécessaire ? Ou y a-t-il une meilleure façon d’exprimer mon idée ? Vous verrez, ça change tout… du coup !

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