Une centaine de salariés Vélib’ manifestent à l’Hôtel de Ville de Paris

0

Une centaine de salariés en grève de Vélib’ ont manifesté mardi à Paris pour le maintien de leur emploi alors que le marché du système de vélo en partage est en cours d’attribution à un nouveau prestataire qui, selon eux, ne reprendrait qu’une partie des employés actuels.

Une délégation a été reçue dans la matinée par le Syndicat Autolib’ et Vélib’ Métropole, qui leur a fait savoir que le futur repreneur, une PME de Montpellier, «s’engageait à reprendre une partie de l’effectif», a indiqué Bambo Cissokho, secrétaire du comité d’entreprise de Cyclocity, filiale du groupe JCDecaux actuellement détenteur du marché.

Le Syndicat, qui fédère Paris et les 100 communes partenaires du dispositif Vélib’, s’est engagé également «à s’adresser à JCDecaux pour qu’on soit reclassé dans le groupe», a ajouté le porte-parole des 315 salariés.

«Nous sommes mécontents. Nous, nous voulons continuer à travailler pour Vélib’. On ne veut pas laver des abribus ou coller des affiches pour JCDecaux», a-t-il ajouté.

«Vélib’ va passer de 18.000 à 30.000 vélos, on ne peut pas imaginer ne pas continuer notre travail», a affirmé le porte-parole en précisant que l’ensemble des salariés allaient être informés et consultés sur la poursuite du mouvement.

Vélib’ fait l’objet d’un nouvel appel d’offres pour un marché -Vélib’2- qui entrera en vigueur en janvier 2018, pour 15 ans. Autolib’ et Vélib’ Métropole a annoncé samedi avoir «classé en tête l’offre du groupement Smoovengo», écartant ainsi l’offre JCDecaux-RATP-SNCF. Ce choix doit être entériné par vote le 12 avril.

Le syndicat et l’exécutif parisien ont informé à plusieurs reprises qu’ils seraient «attentifs à ce qu’aucun salarié ne reste sur le carreau».

JCDecaux avait estimé de son côté samedi, dans un communiqué, que l’écart entre les deux offres «se fondait sur un dumping social, avec une proposition excluant la reprise de l’ensemble des personnels et reposant sur de nouvelles équipes inexpérimentées, moins nombreuses et à des conditions sociales et salariales dégradées».

Le groupement mené par Smoove «ne l’emporte donc que sur le critère du prix», avait affirmé JCDecaux.

Selon une source proche du dossier, le critère du prix n’aurait pas été le seul pris en considération et Smoove aurait également enregistré de très bonnes notes techniques.

Les salariés ont été soutenus mardi par des élus et le candidat à la présidentielle Philippe Poutou (NPA). «Aujourd’hui, la précarité extrême est le quotidien de beaucoup de salariés», a-t-il déclaré devant la presse, venu sur le parvis écouter les salariés qu’il est «important de soutenir».

Nicolas Bonnet-Oulaldj, président du groupe communiste parisien qui, comme d’autres élus présents, portait son écharpe municipale, a demandé au Syndicat de ne pas voter formellement, comme prévu, le marché le 12 avril, «tant que le maintien de l’emploi n’est pas garanti».

Danielle Simonnet (Parti de Gauche), a pointé la «responsabilité d’employeur» de JCDecaux comme celle de la Ville qui n’assure pas le marché Vélib’ en «régie directe».

Vélib’ compte plus de 300.000 abonnés de longue durée et a totalisé près de 300 millions de locations depuis son lancement.

mm

Rédacteur en chef du site Economie News spécialiste de l'économie, il est passionné par l'économie et les nouvelles technologies. Il publie des actualités liées à l'économie, la finance et les technologies. Il est actuellement Gérant de la société Impact Seo, une agence web basée Aix-En-Provence.

Comments are closed.