Autoroutes: Abertis prêt à investir 4 milliards d’euros

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Le groupe autoroutier espagnol Abertis, qui vient de porter sa participation dans le français Sanef à 90%, est prêt à réaliser pour 4 milliards d’euros de travaux en France en échange de nouveaux prolongements de concessions, a indiqué son directeur général, Francisco Reynes aux Echos.

«Comme l’avait demandé François Hollande en juillet dernier, nous avons identifié les besoins d’investissement potentiels sur notre réseau ou à proximité de celui-ci», or «les 150 millions qui viennent d’être annoncés (pour le réseau Sanef, NDLR) n’en représentent qu’une petite partie», a estimé M. Reynes, dans une interview au quotidien à paraître lundi.

«Nous travaillons sur un certain nombre de propositions, qui représentent au total près de 4 milliards d’euros de travaux», essentiellement en Ile-de-France, a-t-il ajouté, Sanef exploitant 5 des 7 autoroutes qui y mènent. «Les automobilistes le constatent tous les jours, les portions d’autoroutes publiques qui relient le périphérique parisien à notre réseau sont de plus en plus congestionnées, certaines sections ont besoin d’être rénovées», a expliqué M. Reyes.

«Nous pourrions répondre à ces besoins en les reprenant dans notre réseau», a-t-il suggéré, évoquant aussi le potentiel d’amélioration de la circulation sur l’A1 entre Paris et l’aéroport de Roissy-Charles de Gaulle. Abertis est «prêt à consentir les investissements nécessaires, en échange d’une contrepartie raisonnable», à savoir une extension de la durée des concessions, dit-il.

«C’est la forme qui nous paraît la plus préférable», tant pour les salariés et les clients que pour les actionnaires, a-t-il justifié. Un premier plan de relance autoroutier, doté de 3,2 milliards d’euros, a été signé en septembre 2015 entre l’Etat et les concessionnaires des autoroutes françaises, privatisées entre 2002 et 2006.

Le gouvernement a déjà prévu un deuxième plan d’investissement autoroutier, pourvu cette fois de 800 millions d’euros qui seront financés par les collectivités locales et par une «faible» augmentation des péages. Mais contrairement au premier plan, le second, dont le principe avait été lancé par François Hollande le 28 juillet, ne prévoit pas un allongement de la durée des concessions.

mm

Prof d'économie et gestion, je rédige des articles pour economie-news dans toutes les rubriques du site selon l'actu du moment.

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